Pèlerinage au sanctuaire de Notre-Dame-de-Vie
Une tradition ancestrale et une renaissance en 2008
À une époque où la terre était nourricière, demander à la Vierge Marie la protection des campagnes était un rituel, même pour ceux qui ne fréquentaient pas régulièrement la messe du dimanche. Le sens de la fête était de célébrer la fécondité et la maternité de la Sainte-Vierge.
Histoire de Notre-Dame-de-Vie et du pèlerinage
Situé au carrefour de deux voies romaines, ce sanctuaire a vu depuis dix siècles les pèlerins venir de tous les cantons environnants prier la Vierge Advocate, et lui demander la protection de leurs biens.
De l’époque romaine, il reste encore quelques vestiges, telle la stèle dédiée aux Dieux Mânes, protégeant le repos de la famille Flavius. Là, se trouvait un village qui portait le nom de « Ville Vielhe » et l’église porta le nom de Sainte-Marie.
Au XVIIe siècle, elle portait encore ce nom : Notre-Dame-de-Villevieille.
Puis le village fut abandonné, pour être reconstruit sur la colline d’en face sous le nom de Mougins (compression de Mont Aegitna ). « Aegitna » est le nom de la bataille qui opposa nos ancêtres les Ligures à l’armée romaine, venue sur nos côtes pour rétablir les Grecs dans leurs droits en 154 avant JC.
Jusqu’en 1730, ce sanctuaire fut de sinistre réputation. On y venait de très loin, à plusieurs journées de cheval, pour que repose en ce saint lieu les enfants morts-nés.
La coutume populaire, voulait qu’ils ressuscitent pendant la messe, pour y recevoir le baptême. Du moins le croyait-on ?
Mgr d’Anthelmy, évêque de Grasse, mit fin à cette pratique en déclarant : « C’est un abus plutôt que le fruit d’un culte religieux ! ».
Le bâtiment où reposaient les corps fut détruit et les restes rassemblés dans le jardin derrière la chapelle sous la dalle portant l’inscription « Ici reposent des petits innocents morts dès leur naissance R.I.P ». C’est peut être là, que se trouve l’origine du nom de Notre-Dame-de-Vie.
En 1668, une tempête, accompagnée de grêlons de la grosseur d’une orange (sic), s’abattit sur notre région dévastant tout sur son passage. Anéanties, les récoltes furent catastrophiques.
Notre-Dame-de-Vie changea alors de vocable. Demander à Marie la protection de nos récoltes en échange de nos prières, c’est ce que rapporte l’Ex-voto à gauche de l’autel :
À Notre Dame de Vie
Vierge advocate de Mougins
Pleine de grâce toute belle
Préservez désormais de la grêle
Nos fruits et ceux de nos voisins
En reconnaissance éternelle
Nous viendrons en procession
Deux fois l’an en cette chapelle
Louer votre protection
Nos ancêtres ont promis pour l’éternité...












