Le 21e Prix Vérité
Le prix littéraire de la ville du Cannet 2009
Et le prix Vérité 2009 est attribué à….
Un livre est une invitation, la promesse de découvrir de nouveaux horizons, des réalités qui sans l’écriture nous seraient étrangères. Chaque œuvre de notre sélection est une révélation intime (…) et surtout, le partage d’une vérité.
| C’est sur cette conclusion de l’allocution de bienvenue de Michèle Tabarot, que s’ouvre l’annonce du palmarès, et la remise des prix. Le juge, Jean-Louis Bruguière, a reçu le 21ème Prix Vérité pour « Ce que je n’ai pas pu dire ». Un ouvrage qui raconte son parcours, et surtout ses plus grands dossiers. Plus tard, répondant aux questions du journaliste animateur Philippe Muller, il évoquera l’affaire qui l’a le plus marqué : « l’attentat du DC10 d’UTA ». Elle a occupé 9 ans d’enquête sur tous les continents, 9 ans aussi d’efforts, et à terme, la condamnation par contumace de six hauts responsables libyens. Selon lui, le devenir du terrorisme ? : « Désormais, cela se passe au Pakistan ». Une menace réelle dans un pays qui possède l’arme atomique. |
Photos and co
Après les photos des lauréats, trophée Lalique en main, puis la séance de dédicace des ouvrages achevée, le dîner débat commence, avec, entre chaque mets, l’intervention des lauréats interrogés par le journaliste et le jury.
Des échanges très écoutés par un public conquis, avec un Éric Fottorino, qui narre avec beaucoup de simplicité, - « Il est directeur du Monde, et n’en fait pas tout un monde » - , dira de lui un des membres du jury-, des anecdotes sur son père, dont il raconte dans « L’homme qui m’aimait tout bas », sa vie, son choix de partir, et surtout cet amour et ce nom qu’il lui a donné.
Passion et émotion
La passion était également présente avec Hélène Mercier Arnault, virtuose, pianiste internationalement connue qui par la musique rend hommage à sa sœur Madeleine, disparue… Avec Jean-Claude Chermann également, co-découvreur du virus du sida, qui a expliqué l’orientation et les avancées de ses recherches. Un homme parti de rien, qui a fait carrière, motivé par la seule envie de trouver.
Enfin, à deux reprises, l’émotion s’est emparée de la salle. Avec May Chidiac, tout d’abord. Rescapée de l’attentat dont elle a été victime en 2005 à Beyrouth, mais encore meurtrie, elle raconte l’année écoulée… 3 nouvelles opérations en 2009 qui portent à 31 celles subies par son corps, sa démission de la télévision libanaise,
« une décision prise en quelques minutes », parce qu’on ne la laissait plus travailler, l’écriture d’une thèse, et l’action de sa fondation qui vient en aide aux enfants victimes de la guerre.
De l’émotion encore avec Renée Daurelle. De retour d’Asie, elle évoque l’association, ses difficultés, mais aussi ses résultats, et remercie la municipalité du Cannet d’avoir toujours soutenu le combat de Somaly Mam, un combat difficile, « parce que la prostitution de jeunes filles n’intéresse pas grand monde… même si elles n’ont pas choisi de se prostituer ».
Il est minuit… Un dernier tour de table donne la parole aux membres du jury, puis la conclusion à Michèle Tabarot. La soirée s’achève. Et le grand livre du Prix Vérité se referme sur un chapitre qui marquera certainement son histoire… en attendant la 22ème édition !
« Le silence de l’innocence ».
Elle préside l’AFESIP (Agir pour les femmes en situation précaire), une ONG qui lutte au quotidien contre l’esclavage et la prostitution des jeunes filles au Cambodge mais aussi en Thaïlande, au Vietnam et au Laos. La municipalité du Cannet lui a apporté son soutien, notamment lors de grandes soirées de gala organisée à la Palestre.
Sélection officielle du 21ème Prix Vérité
Au fil des notes, Plon (mai 2009)
Pianiste virtuose, jouant dans le monde entier avec les musiciens les plus talentueux, Hélène Mercier Arnault nous raconte sa véritable passion : la musique et le piano.
Ce journal dévoile l’univers des musiciens, la vie quotidienne d’une concertiste, ses amitiés et ses peurs. Un portrait inattendu d'une musicienne passionnée.
L'homme qui m'aimait tout bas, Gallimard (avril 2009)
Ce livre est le dialogue qu'Éric Fottorino n’a pas eu avec son père adoptif, Michel Fottorino, ou plutôt qui a eu lieu, mais sans passer par les mots. Au-delà d’un hommage à ce père volontairement disparu en 2008, « L’homme qui m’aimait tout bas » est aussi une réflexion sur la filiation et sur la culpabilité personnelle.
« Qu’est-ce que j’aurais dû, ou pu, dire et faire pour empêcher son suicide ? ». Ce livre est un témoignage bouleversant sur les rapports père-fils, les non-dits et les sous-entendus.
Tout le monde doit connaître cette histoire, avec Olivier Galzi, Stock (oct. 2009)
Le professeur Jean-Claude Chermann, « l’oublié du Nobel 2008 », évoque dans ses entretiens avec Olivier Galzi les recherches qu’il mène depuis 1988 sur les non-progresseurs, ces patients qui, bien qu’infectés par le VIH, ne développent pas le sida.
L'attribution du prix Nobel de médecine 2008 aux chercheurs français Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier a suscité de vives réactions au sein de la communauté scientifique française. Réactions de joie et de fierté, bien sûr, mais aussi d'étonnement de ne pas voir le Professeur Chermann associé a cette reconnaissance.
Olivier Galzi, journaliste, grand reporter, présente depuis sept ans les JT sur France 2 (Télématin, joker du 13h et des JT du week-end) ; depuis un an, il est le joker de David Pujadas.
Combattre l'illettrisme – avec le Conseil d’analyse de la société, Stock (septembre 2009)
Les enquêtes internationales confirment régulièrement le niveau médiocre des élèves français par rapport à ceux des pays économiquement comparables, alors même que le budget de l'Éducation nationale reste, proportionnellement au nombre d'habitants, l'un des plus élevés du monde.
Après avoir longtemps progressé, les performances de notre système éducatif stagnent ou sont en régression, selon tous les indicateurs, depuis 1995. Pourquoi ? Comment y remédier ?
Alias Caracalla, Gallimard (mai 2009)
Daniel Cordier, compagnon de la Libération, acteur de l’histoire de la Résistance, dresse le tableau des drames et des rivalités de la «République des Catacombes» socle de la France libérée du joug allemand. L'ancien secrétaire et biographe de Jean Moulin livre un récit qui démystifie la Résistance et donne une image surprenante et déroutante des relations entre la France Libre et les chefs de la Résistance.
Cet ouvrage fait appel au devoir de mémoire. Il est à la fois un témoignage capital, par un acteur de premier plan, mais aussi le roman vrai d'une vie consacrée à l'action et à l'audace.
Ce que je n’ai pas pu dire - entretiens avec Jean-Marie Pontaut, Robert Laffont (novembre 2009)
Le réseau de Madame Claude qui ébranla la République, l’ultra violence d’Action directe, les attentats palestiniens comme celui de la rue des Rosiers durant les « années de plomb » de la France, la main de Moscou armant des réseaux terroristes, l’assassinat de Chapour Bakhtiar par les Iraniens : le juge Bruguière a eu accès aux plus importants dossiers, aux plus lourds secrets. Aujourd’hui, il peut raconter…
Jean-Louis Bruguière, magistrat depuis 1973, a enquêté sur les affaires de terrorisme depuis plus de vingt-cinq ans. Il est considéré sur le plan international comme l’un des meilleurs experts de ce domaine.
Jean-Marie Pontaut, rédacteur en chef à L’Express, spécialiste des affaires judiciaires, est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet.












