Informations pratiques

Le policier municipal n’est pas habilité à relever les infractions concernant la conduite en état d’ivresse. En revanche, il a pleine compétence concernant le dépistage de l’imprégnation alcoolique sur certaines infractions définies par le Code de la Route ainsi que sur les accidents de la circulation.

L 234-4 du Code de la Route
(Article concernant le rôle et les obligations du policier en la matière)

Lorsque les épreuves de dépistage permettent de présumer l’existence d’un état alcoolique ou lorsque le conducteur ou l’accompagnateur de l’élève conducteur refuse de les subir, les officiers ou agents de police judiciaire font procéder aux vérifications destinées à établir la preuve de l’état alcoolique.

Lorsque la constation est faite par un agent de police judiciaire mentionné au 2° de l’article 21 du Code de Procédure Pénale, il rend compte immédiatement de la présomption de l’existence d’un état alcoolique ou du refus du conducteur ou de l’accompagnateur de l’élève conducteur de subir les épreuves de dépistage à tout officier de police judiciaire de la Police Nationale ou de la Gendarmerie Nationale
territorialement compétent, qui peut alors lui ordonner sans délai de lui présenter sur le champ la personne concernée.

Les vérifications destinées à établir la preuve de l’état alcoolique sont faites soit au moyen d’analyses et examens médicaux cliniques et biologiques, soit au moyen d’un appareil permettant de déterminer la concentration d’alcool par l’analyse de l’air expiré à la condition que cet appareil soit conforme à un type homologué.

À quelle vitesse l’organisme élimine-t-il l’alcool ?

Le retour à zéro est très lent :
C’est le foie qui élimine l’alcool ingéré à raison de 0.10 à 0.15 g/l par heure et une fois encore, cette vitesse d’élimination est variable selon les individus…
Pour accélérer l’élimination de l’alcool, aucune recette n’est efficace. Inutile donc de boire un café fort ou beaucoup d’eau, de manger des bonbons « miracles », de prendre une douche froide, de faire un effort physique etc…

La seule solution valable pour tous « ATTENDRE » : Minimum 3 heures avant de prendre le volant si votre alcoolémie était de 0.8 g/l.

Effets de l’alcool sur le cerveau

Ces effets se traduisent par :
1. Une diminution de la faculté de perception du danger.
2. Des difficultés d’évaluation des distances.
3. Une diminution de la sensibilité à la couleur rouge.
4. Des difficultés d’adaptation de la vue aux changements de lumière.
5. Une diminution de l’attention et de capacité de réaction.
6. Une perturbation du sens de l’équilibre.
7. Une réduction du champ visuel.

De la quantité absorbée à l’alcoolémie

Le taux maximal d’alcoolémie toléré au volant est inférieur à 0,5 gramme d’alcool par litre de sang ou 0,25 mg d’alcool par litre d’air expiré.

Quelle que soit la boisson alcoolisée, un « verre » représente à peu près la même quantité d'alcool, soit 10 g d’alcool pur.

0,5 g/l = deux verres
Les taux d’alcoolémie s’additionnent
  • 1 demi de bière (25 cl) = 0,15 gramme.
  • 1 pastis (5 cl) = 0,14 gramme.
  • 1 verre de vin (12 cl) = 0,25 gramme.
  • 1 coupe de champagne (8 cl) = 0,15 gramme.
Chaque verre s’ajoute :
le taux d’alcoolémie augmente en moyenne de 0,20 g/l à 0,25 g/l par verre, même si l’on en boit un seul par heure.
Il atteint son maximum une heure après le dernier verre si la boisson est prise au cours du repas et une demi-heure après si l’on est à jeun.